Mme ROSSIGNOL chante le crépuscule de la France…

Madame Rossignol, la ministre chargée de l’Enfance, de la Famille et des Droits des Femmes, au gouvernement français,  a tenu des propos qui établissent, selon leur auteure, une analogie entre les « femmes voilées » (musulmanes qui acceptent leur déchéance, selon la ministre) et les « nègres », qui en Afrique et en Amérique, approuvaient l’esclavage des noirs d’Afrique.

L’interview de la ministre, sur RMC en l’occurrence, fait partie des actes ordinaires d’un ministre.

Selon cette personne, représentant de L’État français, il n’y a rien d’extraordinaire dans cet acte de communication. Elle ne voit pas pourquoi il y aurait matière à retirer des propos, somme toute, largement partagés dans l’opinion française et soutenus par des historiens dispensant des cours dans de nombreuses universités.

Nous assistons en cela à une des nombreuses manifestations d’un état d’esprit systématiquement entretenu par les services coloniaux oeuvrant au sein des différents ministères. Dès la fin de la seconde guerre mondiale, il y avait un consensus idéologique au sein du gouvernement provisoire, calé sur l’esprit d’une France « missionnaire », d’une « France millénaire », que tous les courants politiques adulaient et qu’il fallait reconstruire face à l’ogre américain et à l’ours russe. C’est l’axe contemporain de l’idéologie coloniale actuelle. Ses origines demandent un examen approfondi de la politique coloniale de la France depuis le XVIIème siècle.

L’expression gouvernementale de cette politique se manifeste sous la forme de discours, le plus souvent, spontané, que les responsables politiques ont de la peine à masquer. Tous, ils sont habités par une idée de la France. En France, on ne pense pas la question coloniale, on la vit. La France n’est pas la France, sans ses colonies.

Le fait colonial est la source de plus d’un propos ignoble. Il est difficile de se débarrasser de plus de trois siècles de domination. La laïcité s’accommode parfaitement à l’idée de mission, de supériorité  culturelle.

La décolonisation, qui est avant tout un acte politique, n’est pas un acte historique, in abstracto, qui absout de tous les vices dès lors que le mot est prononcé. En ce qui concerne la France, elle suppose que cette France bâtie sur des valeurs de suprématie raciale, de spoliation foncière, de manipulation républicaine soit déconstruite. Du moins, ceux qui le veulent peuvent – ils envisager une autre entité nationale. Tel est le rêve républicain ! Sa matérialisation portera un autre nom que France. Soit !

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